Historique

C'est en 843 que naît le canton de Saint Germain du Plain, dans le département de Saône et Loire en Bourgogne. A la révolution française, le découpage géographique du canton est définitif. En 1808, Saint Germain du Plain devient le chef lieu, bien que Ouroux sur Saône soit la commune la plus importante en nombre d'habitants.

             Les sept communes qui composent aujourd'hui le canton de Saint Germain du Plain sont : Saint Germain du Plain, Ouroux sur Saône, Abergement sainte Colombe, Saint Christophe en Bresse, Lessard en Bresse, Tronchy et Baudrières. Le canton s'étend sur 11 480 hectares (soit 125 km2 et 60 hab/Km2), dont un tiers est boisé. Il est partagé entre la plaine de Saône et les basses collines de Bresse. Il se trouve à proximité des zones périurbaines de Chalon sur Saône, à l'ouest, et de Louhans, à l'est, (moins de 20 kilomètres) et par conséquent, il est proche des multiples services et des emplois qu'offrent ces deux villes. 20 kilomètres séparent les communes les plus éloignées entre elles (Lessard en Bresse et Baudrières). La nationale 78, les départementales 978 et 933 traversent les communes. Elles ont toutefois gardé les caractéristiques qui font le charme de la ruralité : de nombreux chemins et de petites routes ainsi qu'un habitat dispersé. 

            Depuis quelques années, un phénomène général montre que les plus petites communes sont victimes de la décentralisation (loi du 13 août 2004). Le regroupement des communes a pour but de favoriser leur indépendance et de garder leur autonomie. Il permet aux communes qui font le choix de développer un certain nombre d'aspects en commun de se rassembler au sein d'un Établissement Public de Coopération Intercommunale (un EPCI). Cette coopération intercommunale apparaît en 1980 et les EPCI se développent particulièrement depuis la loi Chevènement (juillet 1999). 

            Ainsi, le 19 novembre 2002 avec effet au 1er janvier 2003, les communes de Saint Germain du Plain, Abergement sainte Colombe, Saint Christophe en Bresse, Lessard en Bresse, Tronchy et Baudrières se regroupent pour créer la Communauté de Communes des Portes de la Bresse (la CCPB). La commune d'Ouroux sur Saône les rejoint au 1er janvier 2004.

            La CCPB a pour but d'associer les sept communes au sein d'un espace de solidarité en vue de projets communs. Elle exerce des compétences obligatoires telles que l'aménagement de l'espace, le développement touristique et le développement économique. Elle a aussi des compétences optionnelles comme la création, l'aménagement et l'entretien de la voirie, la politique de logement et du cadre de vie et le développement du secteur enfance jeunesse. 

            Le bureau de la CCPB est composé de sept membres représentant chaque commune. M. Jean Michel Desmard (maire de Ouroux) en est le président actuel.

            Il existe sur le territoire quelques grosses entreprises. Mise à part celles-ci, on compte un bon nombre de petits artisans et commerçants. Plusieurs corps de métiers sont représentés : maçon, électricien, boucher, boulanger, charcutier, pâtissier, plombier, fleuriste, maraîcher, coiffeur, cafetier, restaurateur, taxi... Les professions libérales sont normalement représentées par des médecins, dentistes, infirmiers, vétérinaires et pharmaciens. En raison de la constante augmentation du nombre d'habitants, la plupart des entreprises locales sont en assez bonne santé et les artisans répondent de manière satisfaisante à la demande croissante des usagers.

            On constante une évolution démographique positive sur le territoire de la CCPB. La population a augmenté de 5,7 % en dix ans. Elle est proche aujourd'hui des 9000 habitants (7462 habitants au recensement de 1999) même si cette augmentation est inégalement répartie sur l'ensemble de la CCPB. Les communes les plus concernées sont Saint Germain du Plain et Ouroux sur Saône, puis Saint Christophe en Bresse, Abergement sainte Colombe et Baudrières (communes les plus proches de Chalon sur Saône). 

            Saint Germain du Plain dispose d'un collège public qui accueille un peu plus de 500 élèves et d'une gendarmerie.

             L’une des particularité réside dans le fait que la population habite à la campagne : les principales ressources monétaires restent dans le cadre de la ruralité. 24.6% de la population active exerce son emploi au sein de sa commune. Il est aussi important d’ajouter que depuis quelques années nous constatons un phénomène de rurbanisation : les personnes travaillent en ville mais elles préfèrent habiter en campagne. Il y a alors une forte demande en terme de service au niveau de la petite enfance, l’enfance et la jeunesse.